dimanche 30 janvier 2011

Indignez-vous !

Moins de 20 pages certes, mais percutantes à souhait !

Incipit :
93 ans. C'est un peu la toute dernière étape. La fin n'est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : les années de résistance et le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance ! C'est à Jean Moulin que nous devons, dans le cadre de ce Conseil, la réunion de toutes les composantes de la France occupée, les mouvements, les partis, les syndicats, pour proclamer leur adhésion à la France combattante au seul chef qu'elle reconnaissait : le général de Gaulle.

mardi 14 décembre 2010

Apocalypse bébé

Un thriller tout à fait étonnant, qui nous emmène jusqu'en Espagne, sur les traces d'une jeune fugueuse au destin... détonant !

Incipit :
Il n'y a pas si longtemps de ça, j'avais encore trente ans. Tout pouvait arriver. Il suffisait de faire les bons choix, au bon moment. Je changeais souvent de travail, mes contrats n'étaient pas renouvelés, je n'avais pas le temps de m'ennuyer. Je ne me plaignais pas de mon niveau de vie. J'habitais rarement seule. Les saisons s'enchaînaient façon paquets de bonbons : faciles à gober et colorés. J'ignore à quel moment la vie a cessé de me sourire.

jeudi 14 octobre 2010

Une forme de vie

Comme souvent avec Amélie Nothomb, le livre est court. Mais dense !
Son dernier opus est un petit régal de littérature, et se lit comme on déguste une friandise : on essaie de ne pas aller trop vite, pour faire durer le plaisir !
Il y a deux personnages dans le roman : Amélie elle-même et un soldat américain en IRAK, obèse. A travers l'échange de lettres entre eux deux se dessine une histoire (et, en fil rouge, une réflexion sur les échanges épistolaires) dont je vous laisse découvrir la chute aussi surprenante que l'intrigue elle-même...
Bon, encore une fois, j'ai beaucoup aimé !

Incipit :
Ce matin-là, je reçus une lettre d'un genre nouveau :
Chère Amélie Nothomb,
Je suis soldat de 2e classe dans l'armée américaine, mon nom est Melvin Mapple, vous pouvez m'appeler Mel. Je suis posté à Bagdad depuis le début de cette fichue guerre, il y a plus de six ans. Je vous écris parce que je souffre comme un chien.

jeudi 7 octobre 2010

Juste avant le crépuscule

Présentation :
Recueil de 13 nouvelles inédites de Stephen King, publié aux USA en 2008.

Stephen KING renoue ici avec bonheur avec l'exercice de style qu'est la nouvelle.
Je recommande aux lecteurs de ne pas oublier de parcourir l'introduction et les notes (en fin de livre), qui permettent de mieux comprendre le contexte de ce recueil de nouvelles... et ce qui a inspiré chacune d'elles : c'est assez étonnant, et pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas trop S. King, ça donne un très bon aperçu de la personnalité de cet écrivain qui continue, pour ma part, de me ravir et de m'étonner à chaque nouveau livre qu'il publie.

Petite note, qui n'a rien à voir avec le fond : la traduction française n'est pas impeccable : beaucoup de fautes, de coquilles (erreurs de frappe ?)... Albin Michel nous a habitués à mieux que ça. C'est dommage, ça gâche (un tout petit peu) le plaisir de lire ce bouquin.

mercredi 8 septembre 2010

Le voleur d'ombres

L'histoire d'un enfant qui a le "don" d'échanger son ombre avec celle d'autres personnes, et de pouvoir dialoguer avec !
Au-delà de ce petit côté fantastique (poétique ?), c'est une belle histoire d'amour et d'amitié, que l'on déroule avec ce personnage (le livre est écrit à la première personne), de son enfance aux premières années de l'âge adulte.
Une lecture pleine de fraîcheur, d'humour et d'émotion.

Incipit :
J'ai eu peur de la nuit, peur des formes qui s'invitaient dans les ombres du soir, qui dansaient dans les plis des rideaux, sur le papier peint d'une chambre à coucher. Elles se sont évanouies avec le temps. Mais il me suffit de me souvenir de mon enfance pour les voir réapparaître, terribles et menaçantes.

lundi 16 août 2010

La forêt des Mânes

Jean-Christophe GRANGE égal à lui-même : une histoire étrange, aux frontières de l'horreur et du fantastique... mais au dénouement digne des meilleurs thrillers. Avec, toujours, cet art de transformer des personnages ordinaires, à la vie presque banale, voire monotone, en héros malgré eux.
De Paris à Buenos Aires, où le passé effrayant de la dictature des généraux sert de fil rouge à l'histoire, l'héroïne va sillonner une grande partie de l'Amérique du Sud, à la quête d'une vérité qui ne se révélera que dans les dernières pages du livre...
Encore un roman captivant, et qui nous remet en mémoire quelques pages noires de l'histoire sud-américaine de ces dernières décennies.

Incipit :
C'était ça. Exactement ça.
Les escarpins Prada repérés dans le Vogue du mois dernier. La note discrète, décisive, qui achèverait l'ensemble. Avec la robe qu'elle imaginait - un petit truc noir qu'elle avait acheté trois fois rien rue du Dragon -, ce serait parfait. Tout simplement dégaine. Sourire. Jeanne Korowa s'étira derrière son bureau. Elle avait enfin trouvé sa tenue pour le soir. A la fois dans la forme mais aussi dans l'esprit.