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lundi 3 décembre 2012

La chambre des morts

Ce livre date de 2005, mais c'est celui qui a véritablement placé Franck Thilliez sous les feux de la rampe.
La chambre des morts a d'ailleurs été adapté au cinéma (voir ici).
Très bon livre, au suspens bien dosé et à l'écriture fluide. Les descriptions du vieux Lille, des corons lensois ou de Dunkerque ne vous feront plus voir ces lieux avec le même oeil !
Ayant déjà lu La mémoire fantôme (2007, voir le billet sur ce blog), j'ai donc retrouvé les principaux personnages (dont Hennebelle) dans une situation "antérieure", ce qui n'est pas gênant en soi.
Quoiqu'il en soit, ce livre donne envie de lire d'autres romans de Thilliez. Comme le tout dernier, par exemple ?

Incipit :

Prologue
Août 1987 - Nord de la France


Depuis la nuit dernière, l'odeur avait encore empiré. L'infection ne se contentait plus d'imprégner les draps ou les taies d'oreiller, elle se diluait dans toute la chambre, tenace et nauséeuse. Une fois son tee-shirt ôté, la fillette l'avait écrasé sur son nez avant de nouer les extrémités autour de sa tête. Stratagème inefficace. Malgré la barrière de tissu, les molécules olfactives distribuaient leur poison invisible. Il est des fois où l'on ne peut rien contre plus petit que soi.

samedi 21 janvier 2012

La mémoire fantôme

Intrigue bien ficelée (rebondissements jusque dans les dernières pages), écriture fluide, gros travail de documentation (en particulier sur le cerveau et l'amnésie sous toutes ses formes)... Bref, un roman qui se lit avec beaucoup de plaisir. Les gens du Nord y retrouveront des lieux qui leur sont très familiers. Les Bretons aussi d'ailleurs !
Un grand merci à Alexandra qui, en m'offrant ce livre, m'a fait découvrir un excellent auteur de polars... nordiste.

Incipit :
La rumeur rapportait qu'elle les avait tous tués. Une femme, un enfant de quatre ans, des hommes, retrouvés pendus, au fil des années. De génération en génération, la parole s'était répandue, déformée, amplifiée. Jamais il n'y eur de preuve, ni la moindre certitude. On soupçonnait, voilà tout. On prétendait même que, la nuit, les esprits du passé venaient à nouveau l'habiter, que d'étranges lumières dansaient à l'étage.