mercredi 5 septembre 2012

La gloire de mon père

Quel plaisir de se replonger dans ce livre, que je n'avais pas relu depuis... le collège. Il était là, sur mes étagères, à attendre que je veuille bien accorder à nouveau un peu de mon attention à ses pages jaunies. Cet été, j'avais besoin d'un petit bouquin, pour me tenir compagnie sur la plage. C'est sur lui que j'ai jeté mon dévolu. Quel régal !
Du coup, il est probable que je relirai un de ces quatre les trois autres tomes (Le château de ma mère, Le temps des secrets et Le temps des amours).

Incipit :
Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers.
Garlaban, c'est une énorme tour de roches bleues, plantée au bord du Plan de l'Aigle, cet immense plateau rocheux qui domine la verte vallée de l'Huveaune.
La tour est un peu plus large que haute ; mais comme elle sort du rocher à six cents mètres d'altitude, elle monte très haut dans le ciel de Provence, et parfois un nuage blanc du mois de juillet vient s'y reposer un moment.

samedi 11 août 2012

Un homme à distance

Voici un petit bouquin (150 pages environ dans le format poche) qui permet de (re)découvrir Katherine Pancol, alors peu connue, et dont on cite plus aisément La valse lente des tortues ou Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. Un homme à distance est l'histoire (d'amour) entre un homme et une femme, histoire qui s'écrit et se dévoile au fil des échanges épistolaires entre les deux principaux personnages de ce roman. Ça se lit vite et bien, c'est frais, bien ficelé... Bref, encore un excellent petit bouquin à glisser dans le sac de plage ! Ou à lire dans les transports en commun à la rentrée prochaine...

Incipit :
Ceci est l'histoire de Kay Bartholdi.
Kay est ma voisine, mon amie. Kay est plus que ça encore...
Un jour, Kay est entrée dans mon restaurant.
Elle a posé une grosse liasse de lettres sur la table. Elle m'a dit : Tu en fais ce que tu veux... Je ne veux plus les garder.
Et puis, elle s'est assise. On a pris un café. On a fumé une cigarette. On a parlé de la grande orque qui s'était échouée sur la plage, des méduses qui se hasardaient dans les eaux normandes, du réchauffement de la mer et on s'est demandé si tout ça n'était pas lié à la centrale nucléaire de Paluel.

vendredi 3 août 2012

Morts accidentelles

Bon, oui. C'est bien, mais ce n'est vraiment pas ce que j'ai lu de mieux ces dernières années. Ceci dit, l'histoire permet de mieux faire connaissance avec l'Inde, ses habitants, ses coutumes, sa société. L'intrigue en elle-même est assez plate, les rebondissements prévisibles, la psychologie des personnages juste ébauchée. Le tout manque un peu de relief. Bref, un bon roman "de plage", sans plus.

Incipit :
Lundi 15 octobre 2007
19h00
DELHI, INDE

Seuls les habitants de longue date de Delhi, qui étaient extraordinairement sensibles aux variations des rythmes de la circulation dans leur ville, auraient pu dire que le pic de l'heure de pointe était passé et que la situation allait en s'améliorant. La cohue semblait ne jamais devoir se résorber. Pour l'oreille inexpérimentée, la cacophonie des klaxons, des sirènes et des bruits stridents de toutes sortes restait aussi intense que douloureuse.

vendredi 6 juillet 2012

Nuit noire, étoiles mortes

Voici quatre nouvelles joliment troussées par un Stephen KING qui maîtrise son art.
Dans ces quatre histoires, le point de départ est toujours à peu près le même : des personnes ordinaires, vivant une vie ordinaire, voire quelconque, voient celle-ci basculer brusquement dans l'horreur.
Je vous recommande la lecture de la post-face, qui permet de comprendre le contexte d'écriture de chacune de ces nouvelles.

Recueil de quatre nouvelles :
- 1922
- Grand chauffeur
- Extension claire
- Bon ménage
Postface

jeudi 14 juin 2012

L'art français de la guerre

Ne vous laissez pas rebuter par les premières pages : le livre "prend son envol" lorsque débute l'évocation de la vie de Victorien Salagnon, qui va participer à la libération de la France en 44-45 et à ce qu'il appelle la guerre de 20 ans (Indochine et Algérie). Avec un angle de vue sur cette période agitée de l'histoire de France qui fait toute la force, tout l'attrait de ce livre... et explique le titre même de ce roman.
On ne ressort pas totalement indemne de cette lecture, qui oblige à considérer d'un œil neuf le déclin colonial de la France, les dégâts humains que trois guerres enchaînées sans pause ont provoqués, et dont les cicatrices ne sont pas encore complètement refermées dans notre société actuelle.
A lire en laissant de côté ses préjugés, ses opinions, voire ses certitudes sur cette période de notre Histoire...

Incipit :
Les débuts de 1991 furent marqués par les préparatifs de la guerre du Golfe et les progrès de ma totale irresponsabilité. La neige recouvrit tout, bloquant les trains, étouffant les sons. Dans le Golfe heureusement la température avait baissé, les soldats cuisaient moins que l'été où ils s'arrosaient d'eau, torse nu, sans enlever leurs lunettes de soleil. Oh ! ces beaux soldats de l'été, dont presque aucun ne mourut !

vendredi 13 avril 2012

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

C'est le premier livre de Katherine Pancol que je lis, et j'avoue volontiers y avoir pris beaucoup de plaisir. Ce roman est une suite de "La valse lente des tortues", on y retrouve en tout cas les mêmes personnages, que l'on suit dans leurs histoires respectives, histoires convergentes ou non, gaies ou tristes, mais dans lesquelles domine toujours la recherche de soi et des autres. C'est généreux, plein de vitalité, dynamique et revitalisant à souhait !
En format poche, le bouquin fait plus de 900 pages. 900 pages de bonheur à dévorer sans retenue. Comme la vie.

Incipit :
Hortense attrapa la bouteille de champagne au goulot et la renversa dans le seau à glace. La bouteille était pleine et cela fit un drôle de bruit. Le choc du verre contre la paroi de métal, le crissement des glaçons qu'on écrase puis un gargouillis suivi d'une pétarade de bulles qui éclatèrent à la surface en mousse translucide.